La belle équipe

Dans cet article, j’aimerais partager avec toi 3 films qui me donnent de l’énergie : Pinnochio, La belle équipe, et les Valseuses. Avoir de l’énergie c’est avoir énormément de dopamine et adrénaline circulant dans le corps, la première donnant la motivation de poursuivre ce qui doit être poursuivi et la seconde donnant le désir d’agir.

Cet article fait partie d’un événement interblogueur  « Les 3 films qui me donnent de l’énergie » organisé par Alexandre du blog Mon défi sport. J’ai notamment apprécié son article Citations motivation sportive de Maître Yoda.

Pinocchio

Pinocchio_disney

Le premier film donnant de l’énergie est le film Pinocchio sorti en 1940 de Walt Disney. L’histoire de Pinocchio nous fournit un guide nous expliquant comment nous devons nous comporter pour passer d’enfant jeune et naïf (pantin de bois) à adulte responsable (devenir un vrai petit garçon). Il y a énormément à dire sur ce film, donc allons droit à l’essentiel.

La conscience

L’histoire commence lorsque la fée bleue donne le souffle de vie à la marionnette Pinocchio. La fée bleue va ensuite expliquer à Pinocchio comment il doit se comporter pour devenir un vrai petit garçon : « Sois brave, honnête et généreux ». La fée bleue va aussi doter Pinocchio d’une conscience (petite voix guidant Pinocchio, ici représenté par un criquet) et lui dit qu’il doit apprendre à écouter sa conscience. Pinocchio, tout heureux, pense avoir compris. Cependant, nous ne comprenons pas ces conseils avant de les avoir vécus. L’expérience nous forge.

Le chemin facile

Le lendemain, au lieu d’aller à l’école et suivre le chemin ascendant, Pinocchio va trahir tout ce qu’il pensait avoir acquis. Il va être égoïste, lâche et malhonnête en décidant de suivre des vilains qui lui ont promis une vie facile. Sa conscience essaie de l’avertir qu’il fait fausse route, mais Pinocchio décide de l’ignorer. Nous faisons tout cela en décidant de ne pas écouter notre voix intérieure qui essaie de nous prévenir que nous ne suivons pas le bon chemin et qu’il faudrait changer de direction.

Les abysses

Évidemment, les choses tournent mal, car Pinocchio va souffrir et finir en cage. Il regrette de ne pas avoir écouté sa conscience, d’avoir voulu emprunter le chemin facile. Son regret est sincère et vient du plus profond de lui. Pour cela, la fée bleue décide de venir lui donner une seconde chance. Nous avons tous le droit de commettre des erreurs. Il faut apprendre de celles-ci et ajuster notre comportement.

La transformation

Pinocchio va ensuite volontairement agir exactement selon les recommandations de la fée bleue en allant affronter Monstro (un monstre marin) pour sauver son père qui a été avalé. Pinocchio fait preuve de bravoure (confrontation volontaire au chaos), d’honnêteté envers lui-même, sa conscience et sa famille, et de générosité, car il va faire le sacrifice ultime de sa vie pour sauver son père. Ce sacrifice lui vaut le droit d’être ressuscité par la fée bleue et de devenir un vrai petit garçon.

Ce film donne de l’énergie, car il nous fournit un guide d’action tout en nous prévenant que ce ne sera pas facile de devenir l’idéal que nous visons.

La belle équipe

Le second film qui me donne de l’énergie est le film dramatique « La Belle Équipe » de Julien Duvivier sorti en 1936.

La belle équipe

J’aimerais m’attarder sur la chanson que Jean Gabin va chanter lors du pique-nique au bord de l’eau :

« …

Quand on s’promène au bord de l’eauComme tout est beauQuel renouveauParis au loin nous semble une prisonOn a le cœur plein de chansonsL’odeur des fleursNous met tout à l’enversEt le bonheurNous saoule pour pas cherChagrins et peinesDe la semaineTout est noyé dans le bleu dans le vert

Un seul dimanche au bord de l’eau
Au trémolo
Des p’tits oiseaux
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s’promène au bord de l’eau

… »

J’aime cette chanson, car elle nous rappelle de prendre le temps de chérir ce que nous avons. Malgré les difficultés quotidienne, se promener au bord de l’eau suffit pour ajouter de la beauté dans nos vies. Cette chanson nous invite à ressentir de la gratitude pour les personnes, le monde et la nature qui nous entoure. N’oublie pas de profiter du chemin lors de ton voyage, de regarder la beauté du monde.

Les valseuses

Le troisième film qui me donne de l’énergie est la comédie dramatique de Bertrand Blier sorti en 1974 : Les valseuses.

les valseuses film

J’aimerais mentionner  2 phrases connues de ce film : « on n’est pas bien là ? », « Te fais pas de souci, vieux. Dans la vie, tout s’arrange. Y’a jamais de vraies raisons de se biler. ». Ces phrases nous rappellent de prendre plaisir à être là où nous sommes aujourd’hui et à avoir confiance en l’avenir. Dans la vie tout s’arrange, il faut être optimiste en ses capacités de pouvoir tout arranger, de pouvoir rester sur le bon chemin.

Te fais pas de souci, vieux. Dans la vie tout s'arrange. Y'a jamais de vraies raisons de se biler Les valseuses

Conclusion

Ensemble, ces trois films donnent de l’énergie car ils donnent une direction, un idéal à atteindre et un guide pour y parvenir. Pinocchio nous rappelle que pour atteindre cet idéal, il faut écouter sa conscience, être brave (confrontation volontaire au chaos), honnête, généreux; La belle équipe que regarder la beauté du monde et prendre plaisir des joies simples aide à surmonter les difficultés quotidiennes ; et les valseuses qu’il faut être optimisme en ses capacités d’arranger les choses, car dans la vie tout s’arrange.

Quels sont pour toi les 3 films qui te donnent de l’énergie, de la volonté, de la patience et du bonheur ? Quels seraient ces 3 films qui correspondent à ton essence intérieure ?

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À cœur vaillant, rien d’impossible !

Cyprien

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1 commentaire

  1. Très bel article / cela donne à réfléchir : eh oui quels sont pour moi les 3 films qui me donnent de l’énergie, de la volonté, de la patience et du bonheur ?
    Quels seraient ces 3 films qui correspondent à mon essence intérieure ?

    Effectivement je pensais à AI de Spielberg sur une idée de Kubrick mais ce Pinocchio robot cherche avant tout l’amour de sa mère ce qui n’est pas pareil à celui dont tu parles/ mais il vit aussi des aventures qui le font grandir et qui lui apporte une « conscience » / la fée bleue est aussi empreinte de « plasticité » sculpture sans vie animée ensuite par les extraterrestres.. c’est plus une quête sans fin après le rejet vécu par David

    Il est forcément difficile de choisir 3 titres de films ; nous avons tous un choix quelque peu « mythiques  » de films qui nous ont « bercés », « enchantés, « perturbés » ou fait « grandir ».
    Et suivant les circonstances cela pourrait changer.
    Pour ma part, il y a ceux qui demeurent les inconditionnels, ceux qui nourrissent une certaine intimité, un sentiment intérieur, la beauté de la vie, l’émerveillement et l’étonnement d’être, la gratitude et la compassion, la profondeur des sentiments mais ce ne sont pas ces films qui font éclore en moi de l’énergie.
    Je les citerai pour le plaisir, Out of Africa de Pollack , Sur la route de Madison d’Eastwood, le patient anglais de Minghella talonné par Rebecca d’Hitchcock.
    « Les films qui donnent de l’énergie, motivation de poursuivre et désir d’agir », écris-tu.
    Ce serait certainement :  » La voleuse de livres » de Percival, « Elle s’appelait Sarah » de Paquet-Brenner et « le sixième sens » de Shyamalan.
    La voleuse de livres
    Durant la seconde guerre mondiale. Une petite ville en Allemagne. Liesel qui a 13 ans est séparée de sa famille car ses parents sont communistes, sa mère va disparaitre dans un camp. Placée dans une famille d’accueil, elle va découvrir l’amitié, le sort réservé aux juifs, et découvrir l’amour des livres. C’est la Mort qui raconte l’histoire : « Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. »
    – « Imaginez que vous deviez sourire après avoir reçu une gifle. Imaginez maintenant que vous deviez le faire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Voilà ce que cela impliquait, de cacher un juif. »
    Ceci parle d’une promesse faite durant la première guerre mondiale et des sacrifices demandés afin de tenir parole. Une promesse se doit d’être honorée. Il faudra trouver n’importe quel moyen pour aller jusqu’au bout.
    – « Il marchait sur une corde vers le soleil… « Aujourd’hui, Max, le ciel est bleu, avec un gros nuage allongé qui ressemble à une corde, et, au bout de cette corde, le soleil fait un trou jaune… »
    Même isolé, même enfermé, la vie perdure, demeure toujours belle et aimée. Ceci est la force de lutter dans l’adversité et pouvoir être soi même en toutes circonstances.
    – « Elle passa le dos de la main le long de la première étagère, écoutant le frottement de ses ongles contre la moelle épinière de chaque volume. On aurait cru le son d’un instrument de musique ou le rythme saccadé d’une fuite… Elle recommença alors lentement, cette fois, la paume de la main tournée vers les livres pour mieux sentir le dos de chacun. C’était un toucher magique, de la beauté pure… »
    Ceci est l’amour des mots, des livres qui ouvrent l’horizon, apportent des réponses, donnent du rêve, permettent d’avancer et d’écrire soi même, ce que réalisera Liesel.
    Il n’est pas facile de vivre l’horreur, l’adversité, la guerre, la haine et la séparation mais il est possible de vaincre le malheur et de vivre librement, de tenir sa promesse.

    Elle s’appelait Sarah
    Une journaliste américaine vivant en France écrit un article sur la rafle du Vel’Hiv. Elle va découvrir l’histoire d’une fillette de 10 ans, Sarah et elle ira jusqu’au bout du chemin de cette période de vie qui la bouleversera à jamais, et changera son destin.
    « Opération vent printanier, murmurais-je – Un nom charmant, n’est-ce pas, pour une chose aussi horrible, dit-il »
    Ceci pour l’ironie de ce que certains obligent d’autres à vivre sans leur laisser aucun choix. Mais la puissance du coeur humain est la plus grande car elle porte à voir au-delà et à agir pour le bien de tous.
    « Mais maintenant que je savais ce qui avait eu lieu ici, si près de moi, dans un lien si intime avec ma propre vie, je voulais en apprendre davantage. Ma recherche n’était pas terminée. Je ressentais le besoin de tout savoir. »
    Ceci pour exprimer le fait que ce qui a été commencé doit être terminé quelques que soient les sacrifices demandés. Il est important après avoir ouvert la boite de Pandore d’en terminer l’exploration et de la laisser totalement vide pour passer à autre chose.
    ‘La petite fille’, répéta-t-il, d’une voix étrange et étouffée, ‘Elle est revenue. Quelques semaines après notre emménagement. Elle est revenue rue de Saintonge. J’avais douze ans. Je n’oublierai jamais. Je n’oublierai jamais Sarah Starzynski.’
    Ceci car il est impossible de bâtir sa vie sur le déni, le mensonge et la malhonnêteté. Il me semble que notre conscience demande à ce que soient réparées les fautes du passé, celles que nous avons faites, celles de nos parents et de nos grands parents par exemple. Laisser un « héritage » de véracité et de dignité malgré les épreuves.
    Il n’est pas facile de « déterrer un secret de famille » et il n’est pas facile « d’aller jusqu’au bout de son choix » mais il est possible de vivre en toute honnêteté, de vaincre le mensonge et de tenir compte des autres, de les respecter.
    le sixième sens
    Un psychanalyste qui vient de recevoir des félicitations pour son immense dévouement aux enfants qu’il soigne est tué par l’un de ses anciens patients. Il rencontre un petit garçon très sensible, hanté par « des revenants » ; hallucinations , psychose, schizophrénie ? Ce docteur va aider l’enfant à comprendre « ce que lui demandent les morts ». 2 traumatismes qui se dévoilent et réenchantent le monde intime de chacun des 2 protagonistes qui vont s’aider mutuellement.
    « Malcolm : Je veux que tu réfléchisses à ce que tu attends de notre travail. Quel objectif on doit se fixer.
    Cole : Ce que moi je voudrais ?
    Malcolm : Si tu pouvais changer, comme ça, quelque chose dans ta vie. Ce que tu veux.
    Cole : Au lieu de ce que je veux, ça peut être ce que je ne veux plus ?
    Malcolm : D’accord.
    Cole : Je voudrais ne plus avoir peur.
    « Ceci car même reconnu dans son domaine de prédilection il est bon de savoir se remettre en question, de se poser des questions et de ne pas s’enferrer dans la satisfaction de soi. »
    Ceci car on ne peut vivre que de théories et que c’est en expérimentant et en sortant de sa zone de confort que l’on avance. Car savoir dire  » je ne sais pas » est une preuve d’honnêteté et d’intelligence humaine.
    « Savez-vous pourquoi on a peur quand on est seul ? Moi je sais pourquoi, je sais. »
    « Cole : Comment pouvez-vous m’aider si vous ne me croyez pas. Il y a des choses magiques qui sont vraies. »
    Ceci car, faire face à ses peurs enfantines et sortir de toutes formes tétanisantes sont les moteurs qui donnent un sens réel à ce que l’imagination ou le rêve nous indiquent et que c’est ainsi qu’il est possible d’intégrer dans la vie des moments effrayants ou des traumatismes car on les a compris. La peur est un processus qui décline d’un monde intime qui cherche à se dévoiler.
    il n’est pas facile de lutter « contre ses démons et ses peurs », contre tout traumatisme vécu mais il il est possible de s’en défaire en les ayant assimilés et décryptés mais surtout l’important est de laisser tout orgueil derrière soi pour regarder avec humilité ce qui nous est proposé par la vie.
    L’énergie de ces films viendrait alors de certains actes intérieurs : tenir ses promesses et ne jamais accepter d’abdiquer avec lâcheté ; être vrai et honnête, refuser le mensonge et le confort de l’aveuglement ; comprendre ses peurs et ses traumas pour qu’ils ne demeurent pas une entrave à la vie.

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