Si tu ne prends pas plaisir à faire ton doctorat, c’est que tu fais quelque chose de travers.
C’est ce que mon superviseur de thèse m’a dit lorsque j’ai commencé mon doctorat en Octobre 2020.
Après tout, j’étais payé pour explorer ce qui me passionnait.
J’ai donc défini ce qu’était pour moi un doctorat épanouissant dès le départ, m’engageant à rendre mon expérience aussi enrichissante que possible.
Voici ce qui comptait à mes yeux à ce moment là :
– Explorer un sujet passionnant, apprendre à penser de manière critique, définir des projets captivants et repousser les frontières de la connaissance. Grâce à mon financement, j’ai pu me consacrer pleinement au sujet de mon choix.
– Organiser les projets et les collaborations que je voulais, ce qui m’a permis de passer quatre mois en Nouvelle-Zélande lors de ma dernière année de thèse pour faire un projet de recherche et découvrir le pays.
– Tout comme lors de ma licence, j’ai multiplié les projets de recherche internationaux : Munich, Bordeaux, Melbourne, Groningen.
– Organiser des symposiums pour des conférences afin d’inviter et de rencontrer des chercheurs qui excellent dans leur domaine.
– Superviser des étudiants et travailler ensemble sur différents projets.
– Participer à des conférences à travers l’Europe : Milan, Paris, Lisbonne…
– Partager tout cela en ligne.
– Ne pas travailler l’après-midi ou prendre un long week-end si l’envie était présente.
– Avoir le temps pour ma famille et mes proches grâce à une grande flexibilité de travail, ce qui m’a permis de passer des étés entiers avec eux sans trop travailler.
– Compléter en trois ans, au lieu des 4,5 années typiques aux Pays-Bas.
Je voulais faire un projet clinique et enseigner mais cela n’a pas été possible par manque de temps.
Chacun de ces points était un choix, une décision prise pour façonner mon doctorat selon ce que je désirais vivre.
Cela a été possible grâce au soutien de mes directeurs de thèse, de l’environnement et de mon sujet de recherche.
Bien sûr, certaines choses échappent à notre contrôle. Le parcours n’a pas toujours été facile : échecs, résultats négatifs, bourses et articles rejetés. C’est normal, comme nous le rappelle Gabin : « On oublie vite un soir de tristesse, mais jamais un matin de tendresse. »
J’étais proactif, je jouais, j’expérimentais et j’évaluais chaque étape pour vivre l’expérience de thèse que je voulais.
Nous sommes les architectes de notre recherche. Ce que nous acceptons comme normal devient notre normalité. Si travailler tard et négliger le sport te semblent normaux, ce sera ta réalité. Certains de mes collègues prennent un vendredi sur deux pour se reposer, d’autres ne travaillent jamais l’après-midi. En Australie, j’ai vu des professeurs quitter le bureau à 15h pour être avec leur famille. D’autres choisissent de travailler 80 heures par semaine.
À l’heure du choix, chacun est libre de choisir selon ses objectifs.
Aborde ta recherche avec passion et curiosité, définis ce qui rendrait ton doctorat idéal pour toi, et agis chaque jour en ce sens. Écoute-toi, comprends tes besoins et adapte ton parcours à ton image. N’essaie pas. Fais-le ou ne le fais pas.
Tout ne peut être contrôlé, mais maintenir cet état d’esprit est essentiel.
Et toi, comment était ton expérience doctorale ?
Pour lire sur la santé mentale en thèse : https://vaillantsdoctorants.com/le-doctorat-ruine-ta-sante-mentale-et-ce-nest-pas-surprenant/
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Et n’oublie pas, nous sommes de vaillants doctorants prêts à se donner les moyens de réussir notre thèse !
À cœur vaillant, rien d’impossible !
Cyprien
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